La Ferme à Nouky

06 novembre 2016

A la Ferme à Nouky l'hiver est arrivé !!!!

Cette année l'hiver est précoce à la ferme de Nouky !

Depuis plus d'une semaine la pluie est tombée en abondance puis le refroidissement annoncé a blanchi montagne et pâturages jusqu'à la bergerie où les brebis sont rentrées bien au chaud .

Tout le monde est désormais dedans pour de longs mois jusqu'au moins le début mai. Mais les fenières sont pleines et les premières bottes de foin sont appréciées par les brebis qui dégustent la récolte 2016 d'un bon appétit.

Maintenat c'est le temps de la Saint Cochon ,et ce n'est pas une mince affaire de charcuter , jambons pâtés saucisses et saucissons au grand damne de certains habitants de la ferme........

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26 octobre 2016

Après la Bénichon , la Saint Cochon.......

A la Ferme de Nouky après la Bénichon voici venue la Saint Cochon....

A la Ferme à Nouky ,après la Bénichon ,on prépare la Saint Cochon........

La Saint Cochon

Ne cherchez pas sur le calendrier, la Saint Cochon n'existe pas. Fête mobile située entre le 15 novembre et le 15 décembre elle était le prétexte à des repas incroyables.

Dans chaque ferme, un cochon choisi parmi les nichées de l'élevage avait été engraissé avec un soin peut-être un peu plus particulier que l'ensemble des pensionnaires destinés à la vente. Il était à cette époque de l'année sacrifié pour la consommation annuelle de la famille. C'était une belle bête, cent vingt à cent trente kilos de chair, de lard, de graisse. L'animal au jour fatal était tué par un spécialiste et la journée était occupée à découper le cochon. Il fallait préparer les jambons, pattes de derrière et épaules qui allaient être salés et, les jours suivants, mis à sécher pendant quelques temps et ensuite sous la protection de sacs en toile pendus aux poutres de la pièce commune à côté de ce qui pouvait rester de l'année précédente. Il fallait aussi faire fondre la "panne" grosse masse de graisse à l'intérieur de l'animal et qui donnait le saindoux. Versé encore chaud dans des pots en grès le saindoux était entreposé dans la resserre à côté de grands saloirs contenant le lard gras et maigre et le petit salé. La maîtresse de maison aidée par des parents ou des voisins s'affairait à fabriquer le boudin, les rillettes, le fromage de tête, le pâté. Elle faisait aussi pour utiliser les "griaudes", petits résidus de saindoux fondu, un pain légèrement brioché, truffé de ces petits lardons, excellent certainement, mais assez indigeste. Peu importe la fête était pour le dimanche suivant.

Repas au cours duquel il n'était servi que du cochon sous toutes ses formes. Chaque invité repartait avec quelques côtelettes, du boudin et du pâté. Comme les parents fermiers et les voisins se rendaient la politesse, on peut considérer que pendant un mois il était mangé du cochon tous les jours !

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24 octobre 2016

La Fête de Samaïn

La fête de Samain :

Pour les Celtes, l’année était composée de deux saisons : une saison sombre et une saison claire.

Dans la mythologie celtique irlandaise, Samain, prononcé /ˈsɑːwɪn/, /ˈsaʊ.ɪn/, ou /ˈsaʊn/ (le mot s'écrit Samhain en Irlande, Samhuinn en Écosse et Sauin sur l'île de Man), est la fête religieuse qui célèbre le début de la saison « sombre » de l’année celtique. C’est une fête de transition, de passage d’une année à l'autre et d’ouverture vers l’Autre Monde, celui des dieux. Elle est mentionnée dans de nombreux récits épiques irlandais car, de par sa définition, elle est propice aux événements magiques et mythiques. Sa traduction littérale est : "Fin de l'Eté". Son importance chez les Celtes est incontestable, puisqu’on la retrouve en Gaule sous la mention Tri nox Samoni (les trois nuits de Samain), durant le mois de Samonios qui correspond approximativement à notre mois de novembre sur le calendrier de Coligny.

Samain en tant que fête païenne :
Le nom de Samain signifie « réunion », c’est une fête obligatoire de toute la société celtique qui donne lieu à des rites druidiques, des assemblées et des banquets rituels ; son caractère païen la place sous l’autorité de la classe sacerdotale des druides et la présidence du roi, toute absence est punie de mort. 
Selon une idéologie tripartite des indo-européens, les trois classes de la société (sacerdotale, guerrière et artisanale) sont associées aux cérémonies. Cette assemblée religieuse et sociale a progressivement disparu avec la christianisation, mais reste attestée jusqu'au XIIe siècle dans la littérature médiévale irlandaise.
La notion de passage se retrouve aussi à ce moment, entre le monde des humains et l’Autre Monde résidence des dieux, le Sidh. On a relaté l’aventure de héros, ou d’hommes exceptionnels, qui se rendent dans le Sidh, généralement à l’invitation d’une Bansidh, créature féminine surnaturelle, considérée comme une magicienne ou une messagère de l'Autre monde et y passent quelques agréables heures.
Le temps des dieux n’étant pas le même, leur séjour est, en fait, de plusieurs siècles et, quand ils reviennent chez eux, ils ne peuvent vivre puisqu’ils sont morts depuis longtemps.
La fête de Samain connaîtra plusieurs métamorphoses au cours des siècles, jusqu'à la fête d'Halloween qui en reprend plusieurs caractéristiques.
Samain en tant que fête calendaire :
Les moines irlandais qui ont mis par écrit les coutumes celtiques, à partir du VIIIe siècle, ont fixé le jour de Samain au 1er novembre de notre calendrier moderne. La fête elle-même dure en fait une semaine pleine, trois jours avant, et trois jours après. Pour les Celtes, cette période est entre parenthèses dans l’année : elle n’appartient ni à celle qui s’achève ni à celle qui va commencer ; c’est une durée autonome, hors du temps, « un intervalle de non-temps ». C’est le passage de la saison claire à la saison sombre, qui marque une rupture dans la vie quotidienne : la fin des conquêtes et des rafles pour les guerriers et la fin des travaux agraires pour les agriculteurs-éleveurs, par exemple.

Continuité en Bretagne et en Lorraine :
Une croyance bretonne aurait survécu jusqu'au début du XXe siècle, selon laquelle les âmes des morts revenaient la nuit à la veille de la Toussaint et lors des nuits de solstice. Avant d'aller se coucher, on leur laissait de la nourriture sur la table et une bûche allumée dans la cheminée pour qu'ils puissent se chauffer.
Cette croyance, qui n'est pas chrétienne, serait une survivance de la fête de Samain, tout comme la fête d’Halloween.
Samain était encore fêtée en Lorraine avant la Seconde Guerre mondiale ; la citrouille creusée dans laquelle était posée une bougie allumée pour faire peur aux enfants était un des ornements de la fête.

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19 septembre 2016

Equinoxe d'Automne

EquiNoXe D'AuToMNe, AlBaN ElVeT, FêTe De MaBon, FêTe De BaLdR, CéLéBrATioN De L'AuToMNe...

le 22 septembre cette année


Extrait et adapté par Yabyum du Calendrier Païen de Bran ap Brékilian, merci de citer cet auteur si vous partager ce post 

L 'équinoxe d'automne marque l'achèvement des récoltes commencées à Lughnasad. Une fois de plus, les jours et es nuits sont égaux, en état d'équilibre alors que le Dieu se prépare à quitter son corps physique pour entreprendre la grande aventure dans l invisible, pour se régénérer et renaître de la Déesse. La Nature à son déclin retire ses dons, se prépare au repos hivernal . La Déesse somnole sous les feux faiblissant du Soleil même si le feu brûle en son sein. Elle sent la présence du Dieu alors même qu' il s'affaiblit . C est donc un festival sobre où l'on accompagne la Déesse à son lieu de repos. C'est la fin du cycle productif de la nature pour l'année. C'est le temps idéal pour en finir avec les actions commencées
[...]C'est le jour du partage entre le haut et le bas. C'est l 'alternance entre Lugh et Taranis, qui nous incite à bénéficier de la lumière solaire, mais sans refuser le tonnerre,le vent et la brume.Ils sont une invitation à accepter en nous notre lumière sans renier nos ténèbres pour concilier toutes les facettes de notre être. C 'est une fête axée sur la méditation et l'introspection. Tous les rites de consécration et de dédicacions sont de rigueur en cette journée.C'est donc un moment de préparation à la pénombre de l'hiver., l'occasion de se débarrasser de tout ce qui nous entrave, nous retient à un passé qui n'est plus l'occasion de couper nos vieilles branches. C'est aussi une période qui favorise l'évocation, la réflexion, la synthèse de l'expérience de l'été. Nous accordons notre humeur avec la course descendante du soleil et le cramoisi des feuilles d'automne. C'est une période propice à la chaleur du souvenir, au retour sur l'année écoulée et sur l'ensemble de notre vie.

Les aliments conseillés sont les produits de la seconde récolte. On donnera la préférence aux céréales et aux féculents. On pourras aussi servir des noisettes, des châtaignes et des glands de chêne après les avoir débarrassés de leur tanin après trempage.Ce jour est parfait pour la divination avec les pommes que l'on coupe dans le sens horizontal et , selon ce que l'on voit on sait comment se passera l'hiver.Ce rituel est aussi utilisé pendant les mariages païens afin de savoir comment le couple fonctionnera dans l'année qui va s'écouler. [...]

Mabon, le fils de la Déesse galloise Modron,est un personnage solaire proche d'Apollon,que Gwrhyr Gwalstawt Ieithoedd, le druide magicien part rechercher à Kaer Loyw. Au cours de cette expédition, Gwrhyr parle à différents animaux qui d'étape en étape l'emmènent jusqu'à Mabon, prisonnier depuis son enfance. C'est ainsi que le Merle Cilgwri le conduit jusqu'au Cerf Redynvre , qui le mène au Hibou Kwm Kawlwyt, puis au plus vieil animal du monde , l'Aigle Gwernabwy ( vieux soleil). C'est par lui qu'il rencontre le Saumon Llynn Llyw, lequel permet à Gwrhyr de remonter une rivière et d'atteindre son but. Alors Mabon, (image du soleil jeune) est libéré et débute un nouveau cycle d'existence.[...]

Mabon passe aussi pour être le juvénile dieu gallois de l'amour et peut être même Maponos, dieu celte de la jeunesse, incorporé à la mythologie galloise comme guerrier parce que ses exploits n'avaient pas été oubliés. Les romains connaissaient Maponos et ce fut ainsi que Mabon continua d'être connu des anciens.

Pour les Asatru, ce jour est consacré à Baldr qui signifie "Blanc, Lumineux" . Fils d'Odin et de Frigg, Baldr est le deuxième parmi les Ases et aussi "le dieu blessé" de la mythologie nordique comme le roi pêcheur dans la mythologie arthurienne. Sa femme s'appelait Nanna et leur fils Forseti était le dieu de la justice.Baldr comme son nom l'indique répandait la lumière et la bonne volonté partout où il allait. Alors, inévitablement, il fit des envieux, notamment Loki qui échafauda sa mort avec une branche de gui par l'intermédiaire d' Holder, le dieu aveugle [...] et son emprisonnement définitif chez Hel..., par une dernière ruse. Tout ceci n est pas sans rappeler la perpétuelle quête de la vie éternelle par la bonté et la justice positive qui se trouve en chacun de nous et que l on retrouve dans de nombreux mythes.

Les Vanatru célèbrent plus particulièrement les Vanes, divinités de la fécondité, de la richesse et de la santé...

La lignée des Vanes ou Vanir est la plus ancienne des deux branches de la famille des déités scandinaves. Ils habitaient Vanaheim, loin de la résidence des Ases ( Asgard) [...]. Peu après la Création, les Ases et les Vanes s'affrontèrent [...]. Après le victoire des Ases, la paix fut scellée grâce à un echange de divinités : Les Vanes envoyèrent à Asgard, le Dieu de la mer Njord, ses enfants Freyr et Freya et Kvasir, un dieu d'une extrême sagesse ; les Ases dépêchèrent à Vanaheim , Hoenir aux longues jambes et le sage Mimir. Peu à peu cependant, les Vanes devinrent secondaires dans la mythologie nordique, peut-être parce qu'il y avait plus de guerriers que de fermiers dans les principales tribus dirigeantes. Les Vanes étaient pourtant réputés pour leurs dons de divination et leurs pouvoirs magiques[...]

L'automne invite les chercheurs de chamanisme à se dépouiller des chemins erronés d'évolution et à construire l'essentiel en dehors de la dispersion, de l'hésitation et des doutes. Les énergies de cette saisons conduisent à la voie droite sans l'ombrage des peurs et des « quand-dira-t-on » . C'est le moment préférentiel pour commencer une démarche personnelle de thérapie, d'apprentissage afin de mieux se connaître. Car pour aimer les autres, il fat d'abord s'aimer soi-même. L'automne est associé à l'élément Eau. C'est le temps des récoltes des fruits de l'année. La terre et la végétation entre en sommeil. Les graines n'ont plus de vie active. L'homme doit aller à l'essentiel pour éviter les dispersions inutiles d'énergie. Il doit passer de l'avoir ou du paraître au Ëtre et sacrifier tout ce qui n'est pas indispensable au maintien de la vie. Il doit aussi préparer son sol pour abriter les graines reçues. Il doit préparer une terre meuble et souple qui pourra donner la chaleur et l nécessaire à leur éclosion future Il est de sa responsabilité de faire fructifier les graines qu il a reçue. Personne d'autre que lui ne le pourra.

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18 septembre 2016

Journée de tri pour les brebis !!

Depuis hier il y a du remue ménage sur l'alpage de Nouky !

En effet le moment est venu de rassembler le troupeau et de compter les brebis , puis de trier celles qui vont agneler dès la semaine prochaine .

Celles qui vont aller à la foire pour la désalpe avec tous les agneaux à vendre .

Pas ceux pour le boucher mais les jeunes reproducteurs .

Et ensuite le reste ,c'est à dire brebis non gestantes avec les béliers qui les rejoindront bientôt -les jeunes prêtes à porter leurs premiers agneaux pour le printemps prochain - resteront encore sur l'alpe jusque fin octobre si le temps le permet en redescendant progressivement vers la ferme.

Pour ce début septembre la pluie est arrivée avec les brumes automnales et les premiers brouillards persistants , même la neige est déjà arrivée sur les hauteurs dès 1800 m.

Il fait bon chaud en rentrant au chalet avec les premières flambées quand on a passé la journée dehors sous la pluie.Et un bon bouilli au souper ne se refuse pas !

Pas un seul champignon pour le moment , il y a eu trop de chaud et sec et pas de bonne pluie pour le quinze août.

Les pommes sont rares les poires absentes des branches .Par contre beaucoup de fênes dont les truies se régalent sous les hêtres à longueur de journée.

La grande désalpe ,c'est à dire la descente de toutes les bêtes pour la fin de saison aura lieu le vingt octobre .

Sauf si la neige se manifeste un peu trop tôt comme cela arrive tout les cinq ans environ......

Puis reviendront la tonte d'automne ,l'agnelage , le vermifuge et la rentrée en bergerie pour l'hiver....

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15 septembre 2016

Histoires de vaches

Musée de Charmey - Histoires de vaches fribourgeoises

La vache fribourgeoise, un mythe dont les couleurs cantonales, le noir et le blanc, sont devenues le véritable emblème. La race, quant à elle, a disparu dans les années 1970, mais pas l’engouement pour cette vache symbole de l’économie fromagère. 

Fabrice Savary, photographe, a mené l’enquête autour de la vache fribourgeoise jusqu’aux alpages d’aujourd’hui. Il mêle images anciennes et photographies récentes pour suivre cette vache emblématique aujourd’hui disparue. 

Le Musée de Charmey présente ces histoires de vaches fribourgeoises au travers de documents anciens (photographies de 1890 aux années 1970) et clichés contemporains. L’émotion sera au rendez-vous en découvrant Baron (le taureau) et ses congénères, mais aussi les hommes, acteurs de cette agriculture de montagne. En parallèle, seront exposés des sculptures et des miniatures de la Poya et de la Désalpe (à la façon des santons de Provence).

Photo copyright : Fabrice Savary

 

Heures d'ouvertures:

lu au ve de 10h à 12h et de 14h à 17h sa de 10h à 12h et de 14h à 16h30 di de 14h à 18h

Date de la manifestation:

11.09.2016 - 20.11.2016

Contact:

Musée de Charmey

www.musee-charmey.ch

info@musee-charmey.ch

+41 26 927 55 80

Les Charrières 1

1637 Charmey

Fribourg

Suisse

La Foire aux Moutons de Jaun

422ème foire aux moutons et désalpe

Cette foire a lieu chaque année le lundi du Jeûne fédéral. C'est le jour où les moutons regagnent le village pour être vendus après avoir passé quelques mois à l'alpage.

Depuis plus de quatre siècles, cet évènement traditionnel marque le retour des moutons en plaine. Cette foire d'automne, avec une cinquantaine détals, a toujours lieu le lundi du Jeûne fédéral. Ce moment incontournable de l'année est devenu un lieu de rencontres privilégié pour la population, les armaillis et les visiteurs.

En outre, cette journée se termine en soirée par la traditionnelle danse dans les différents restaurants du lieu.

Heures d'ouvertures:

Dès 8h à fin de soirée

Date de la manifestation:

19.09.2016

Contact:

www.la-gruyere.ch

info@la-gruyere.ch

+41 0848 424 424

+41 26 919 85 01

1656 Jaun

Fribourg

Suisse

14 août 2016

La rindya

Désalpe (Charmey)

Désalpe à Charmey© La Liberté / Vincent Murith

La rindya signifie en patois la restitution. Les troupeaux descendent de l’alpage et sont rendus aux propriétaires. Les vaches portent les cloches et sonnailles aux colliers de cuir brodé, comme pour la poya (la montée au printemps) et en plus, un bouquet, un petit sapin orné de papiers multicolores, sur la tête. Les armaillis et leurs accompagnants portent le costume régional, accompagnés par un ancien char à cheval exhibant des ustensiles en bois ou, s’ils n’en ont plus, un véhicule dûment orné de branches et fleurs de papier.

A Charmey, la désalpe est organisée le dernier samedi de septembre et accueille quelque 10 000 spectateurs. Le marché comporte 80 stands d’artisanat et un marché aux fromages d’alpage permet de comparer leurs goûts. Six à douze éleveurs des alpages environnants organisent leur désalpe sur la journée, un horaire étant convenu pour bien rythmer le spectacle dans le village. Ils mènent leurs troupeaux, à pied, jusqu’en plaine par la route où les milliers d’automobilistes en colonne sortent leur appareil de photo.

La transhumance marque les saisons des éleveurs depuis que les alpages sont exploités. Au XXe siècle, les rites de la descente de l’alpage attirent l’attention des défenseurs des traditions et des médias alors que l’agriculture se transforme et se mécanise. A Charmey, la première Rindya est organisée le 6 octobre 1980 par le Groupement des commerçants de Charmey. Après les premières éditions, l’organisation est prise en main par la Société de développement et l’Office du tourisme avec l’appui de bénévoles des sociétés locales. Cette désalpe « de l’office du tourisme » rassemble des hôtes, des habitants de la région, des citadins et des Fribourgeois exilés. Par ailleurs, certains éleveurs ne passent pas par Charmey ou désalpent un autre jour tout en perpétuant une tradition de la désalpe plus intime.

Initiée avec un objectif clairement touristique, la désalpe de Charmey met en valeur l’alpage, ses produits et le travail des éleveurs. Le passage des troupeaux, soigneusement préparés, est commenté et expliqué au micro par un ancien armailli. La fête crée ainsi des liens émotionnels entre éleveurs et citadins et entretient la poésie de la transhumance et la mémoire des pratiques artisanales. En trente ans, cette désalpe est devenue un écrin pour les traditions : costume, artisanat, musique, chant et danse. La désalpe est entrée dans les traditions chères aux habitants de la région et elle en cultive la mémoire.

Compléments
Le nombre de fêtes de la désalpe a augmenté depuis 1980, dans le canton de Fribourg, en Valais, dans les Alpes vaudoises et dans l’Arc jurassien. Quelques personnalités et animations originales s’y partagent la vedette avec les vaches et les armaillis…

A Semsales, dans le district de la Veveyse, la Société de développement organise en 2013 la 30e désalpe.

A Albeuve, la foire au bétail de début octobre se mue en fête de la désalpe en 1987, organisée par les treize sociétés locales.

A Charmey, pour la première fois en 2013, le curé a donné la bénédiction aux troupeaux lors de leur passage. Il ajoute ainsi aux traditions présentées lors de la Rindya de Charmey une pratique discrète du début de la saison. Il s’agissait pour les propriétaires et les employés d’alpage de demander protection, soit en assistant à une messe des armaillis (à Bulle, à Châtel-Saint-Denis), soit en glissant un rameau béni parmi leurs ustensiles ou en invitant le prêtre sur l’alpage pour une bénédiction du troupeau.

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Traditions vivantes dans le canton de Fribourg (Suisse)

Foire aux moutons

Foire aux moutons© La Liberté / Alain Wicht

Le retour du bétail à la fin de la saison d’alpage est un moment-clé dans l’année paysanne. Il n’est pas étonnant que ce jour soit aussi un événement, un moment de rencontre souvent associé à un marché. C’est le cas pour la désalpe des moutons à Jaun en Gruyère, à Zollhaus en Singine (Planfayon/Plaffeien) et dans la région voisine à Riffenmatt (Guggisberg, Berne).

Lorsque les moutons redescendent de l’alpage, les troupeaux sont rassemblés sur une place et répartis dans des parcs. Un troupeau d’estivage est souvent constitué d’animaux appartenant à différents éleveurs. Le grand parc s’ouvre sur de plus petits enclos où les animaux sont triés. Différents signes distinctifs permettent de reconnaître les bêtes : signes en peinture résistante à l’eau, marques au fer, plaquettes fixées à l’oreille. Le tri des animaux a donné le nom traditionnel Schafscheid. Les animaux ne peuvent être emmenés avant que le commissaire ait vérifié la répartiton (Schweizerisches Idiotikon, Vol 8, Col 219).

Bellegarde/Jaun : la plus grande fête de l’année
Le village de Bellegarde compte quelques 700 habitants mais ce sont plus de 2000 personnes qui participent à la Schafscheid. Beaucoup d’expatriés reviennent ce jour-là dans leur village d’origine et la fête est aussi appelée à jouer un rôle touristique croissant. C’est la plus grande manifestation locale de l’année (témoignage de Jean-Marie Buchs, in Freiburger Nachrichten du 2 juillet 2009). En 2012, la foire aux moutons a eu lieu pour la 418e fois ce qui la fait remonter à 1594 ou 1595. A ce moment, le Gouvernement de Fribourg accorde un droit de marché au pays de Bellegarde. Une attestation de 1643 mentionne deux marchés par an (Karl HOLDER, 1902, pp. 48 et ss). Si la foire aux moutons n’est pas explicitement mentionnée on peut effectivement supposer qu’elle se tient à l’une de ces deux dates.

La Schafscheid de Bellegarde a lieu à mi-septembre, le lundi du Jeûne fédéral mais anciennement elle avait lieu le samedi. Comme la foire se prolongeait jusqu’au petit matin et concurrençait ainsi la fréquentation de la messe, le curé a fait déplacer la foire au lundi. A la fête, 300 à 500 moutons arrivent en plusieurs troupeaux. Les bergers prennent la peine de décorer leurs animaux pour cette désalpe. Les moutons ne sont pas seulement restitués à leurs propriétaires, ils font aussi l’objet d’un marché. Depuis quelques années des éleveurs y amènent aussi des bêtes de la plaine. Une société de valorisation du bétail de boucherie est un client important.
En raison des transformations du monde agricole et de l’arrivée du loup dans la région, le nombre de moutons est en rapide diminution. Mais on voit aussi de jeunes bergers reprendre le flambeau et assurer la continuité de cette tradition (Freiburger Nachrichtendu 6 septembre 2012). Un menu spécial marque la journée de foire, il s’agit du menu traditionnel de la bénichon. Celui-ci comprend un plat fribourgeois de viandes fumées, chou et pommes de terre, puis un rôti d’agneau garni. L’hôtel Hochmatt de la Villette sert un menu simplifié : ragoût d’agneau et purée de pommes de terre ou gigot avec croquettes de pommes de terre, les deux avec les poires à botzi. La fermeture de l’hôtel Wasserfall cause des soucis aux organisateurs et aux instances touristiques. Cet établissement a servi jusqu’à 500 ou 600 menus lors des éditions précédentes et une nouvelle solution doit être trouvée pour restaurer les nombreux visiteurs (Freiburger Nachrichten du 21 mai 2013).

Un avenir incertain pour la foire de Planfayon
 En 1947, une foire aux moutons s’ajoute aux quatre marchés de l’année de Planfayon. Mais cette foire est plus ancienne car le journal Freiburger Nachrichten mentionne ceci en 1927 : « Le village offre un tableau intéressant le premier mercredi de septembre. Les bergers viennent avec leurs troupeaux de plusieurs centaines de moutons rendre aux propriétaires les bêtes qui leur ont été confiées pour la saison d’été. » La manifestation est décrite avec quelques détails : « aussitôt que les bêtes sont amenées dans les parcs montés pour la circonstance, chacun se met à chercher ses moutons dans le lot, ce qui ne va pas sans quelques difficultés si la plaquette portant les initiales gravées au fer rouge a été perdue et que la bête n’a pas de signe distinctif. Des signes apposés sur les oreilles permettent généralement de les reconnaître. » Le berger sort de son sac des paires d’oreilles comme preuves pour les moutons qui sont tombés ou qui ont péri (Freiburger Nachrichten, 1927, 196, p. 4).
Jusqu’en 1974, la Schafscheid a eu lieu le premier mercredi de septembre. En raison de l’un des marchés annuels, la manifestation a été déplacée au samedi du Jeûne fédéral sous le nom de Schafteilet. Depuis 1982, elle a lieu à Zollhaus et a pris une nouvelle dimension de convivialité et de rencontre. Mais la question du loup lui a porté un rude coup. En 2011, ce sont quelques 550 moutons qui y ont été menés, mais en 2012 la manifestation a été annulée. Son avenir est donc incertain.

Chez les voisins
A Riffenmatt, dans la commune bernoise de Guggisberg, une Schafscheid est attestée depuis 1662. Elle a lieu le premier jeudi de septembre et a rassemblé jusqu’à 600 têtes de petit bétail. Près de 20’000 personnes suivent l’arrivée des moutons et font le marché. Ueli Gaffner, secrétaire communal de Guggisberg considère cette fête comme aussi importante que la Fête nationale. Il estime que la foire va se maintenir. A son avis, un élément important manquera mais la fête se fera même sans moutons. (Freiburger Nachrichten du 1er et du 6 septembre 2011). En effet, en 2011, il n’y a eu qu’une centaine de moutons. La société des éleveurs ovins de Rüschegg, une des plus importante de la région, avait fait redescendre sont troupeau plus tôt à cause des attaques du loup. En 2012, les moutons n’ont plus été menés sur leurs alpages traditionnels.

Il faut encore mentionner la Schafscheid de Bellalp en Valais, où quelque 1200 bêtes sont réunies, primées et rendues à leurs propriétaires (BAUMANN et WOLGENSINGER, 1979, p. 90).

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Amour, jeu et stratégie chez les moutons

Amour, jeu et stratégie chez les moutons

Les moutons souffrent d'une réputation bien éloignée de la vérité. Au sein du peuple ovin, pourtant, on joue, on s'aime et on se souvient… One Voice vous invite à les découvrir.

Un troupeau de moutons ça n'est pas seulement une masse blanche qui se déplace dans la campagne. Non, un troupeau de moutons, c'est une multitude d'individus, de personnalités différentes, qui se déplacent ensemble, en un même mouvement. Ce comportement est celui de toutes les espèces proies, une stratégie pour faire face aux prédateurs… qui s'attaqueront de préférence aux individus isolés. En cas d'attaque, il faut être soudés. Alors oui, souvent, un mouton suit, sans réfléchir. Mais cela ne fait pas de lui un idiot, au contraire ! Cela lui permet de survivre… Et si une chose est certaine, c'est que sa vie mentale est beaucoup plus riche que ce que certains se complaisent à le croire.

De la personnalité
Les moutons ont du caractère. Ceux qui vivent avec eux le savent bien. Certains sont timides, d'autres particulièrement curieux. D'autres encore, notamment les mères qui protègent leurs petits, peuvent même se montrer agressifs. Quoiqu'il faudrait sans doute plutôt parler de courage, à les voir faire face lorsqu'un chien ou un autre prédateur menace leur agneau ! Toujours est-il qu'il suffit d'observer attentivement un mouton pour comprendre, à son regard et à son attitude, l'émotion qu'il ressent. Car ce n'est pas non plus par hasard que le troupeau s'organise. Parmi les brebis, il y en a toujours une au tempérament de leader, qui saura gérer la panique générale que peut susciter l'apparition d'un humain ou d'un chien inconnus. Les autres ont confiance en elle et elle mènera le troupeau en sécurité... Mais pourquoi ont-elles confiance ?

Respect et non-violence
Il aura fallu qu'une primatologue s'intéresse à eux pour que l'on donne aux moutons une chance de prouver leur intelligence. Car pour avoir des réponses intéressantes, encore faut-il poser les bonnes questions ! C'est Thelma Rowell qui, en observant durant trois années consécutives la vie d'un troupeau de moutons sauvages, a pu démonter un certain nombre de clichés. Grâce à elle, on sait désormais que le répertoire comportemental des moutons est riche et qu'ils tissent des liens étroits entre eux. Leurs histoires d'amitié et d'inimitié guident leurs interactions au moins autant que leur âge et leur rang hiérarchique. Chez eux, la taille des cornes importe peu, l'expérience prime sur la force physique. Ainsi, les brebis d'un âge avancé dirigent le troupeau, indépendamment de leur condition physique. Elles ont su gagner la confiance de leurs congénères, en soignant et en nourrissant leurs descendants au fil des années, et sans jamais user de violence…

Amis pour la vie
Comment s'étonner alors que certains moutons tissent des liens durables, non seulement entre eux mais aussi avec des individus d'espèce différente ? Les scientifiques ont pu démontrer que, non seulement ils étaient capables de reconnaître 50 facies de moutons et 10 visages humains, de face et même de profil, mais qu'ils s'en souvenaient pendant deux ans ! C'est une caractéristique qui signe une intelligence sociale particulièrement exacerbée… Extrêmement stressés lorsqu'ils sont isolés – ce qui n'a rien d'étonnant pour un animal grégaire – ils se calment lorsqu'on leur montre des photos de leurs compagnons… d'après les chercheurs de Cambridge d'ailleurs, les moutons pensent très certainement aux individus absents. Rien de vraiment étonnant lorsqu'on sait qu'une mère et son petit que l'on a séparés pleurent pendant des jours. Mais leur affection va bien au-delà de la frontière de l'espèce. Les moutons se font des amis sans discrimination, comme Rammo le bélier, devenu le meilleur ami de Whisper, une vache aveugle... Grâce à lui, qui l'a guidée pas à pas jusqu'à la fin de sa vie, elle a pu se déplacer sans se cogner partout. Et, lorsqu'une maladie l'emporta violemment, Rammo pleura longtemps sur la dépouille de sa chère disparue. 

Le mouton médecin
C'est encore à l'instar des grands singes qu'une découverte étonnante a été faite concernant le comportement des moutons. Tandis que les chercheurs continuent (à juste titre) à s'ébahir de la capacité des chimpanzés à pratiquer l'automédication dans les grands arbres des forêts d'Afrique équatoriale, les prés australiens se sont eux aussi révélés de véritables pharmacies à ciel ouvert… Une équipe de scientifiques a ainsi découvert que les moutons malades savaient comment se soigner en choisissant les plantes appropriées ; mieux encore, c'est grâce à l'enseignement qu'ils ont reçu de leur mère lorsqu'ils étaient agneaux qu'ils en sont capables ! Les travaux de recherche montrent aussi que, lorsqu'il en a la possibilité, un mouton remangera une plante qui l'a soulagé dans le passé… Les connaissances des moutons en « phytothérapie ovine » s'enrichiraient donc de génération en génération.

Des moutons en cavale
Bien loin encore de ce que la plupart imaginent, les moutons s'avèrent être de fins stratèges, capables de s'évader d'enclos pourtant bien fermés, si l'herbe plus verte du champ voisin les motive. Le dépassement de soi est aussi une qualité ovine ! C'est en tout cas ce que l'on peut aisément imaginer, tant les anecdotes décrivant leurs escapades sont nombreuses. En 2004, c'est même tout un troupeau qui a défrayé la chronique en franchissant 3 m de grilles. Pour y parvenir, les brebis se sont allongées, sur le côté ou sur le dos, et ont roulé sur elles-mêmes ! Elles ont aussi sauté des clôtures hautes de 1,50 m et se sont faufilées dans des trous d'à peine 20 cm, s'infligeant ainsi beaucoup d'efforts et de contorsions inhabituelles pour parvenir à rejoindre les jardins avoisinants à l'attrait gustatif sans équivoque... Janet Taylor, qui a fondé le Farm Animal Sanctuary où elle recueille des animaux sauvés de l'abattoir, se plait quant à elle à raconter les facéties du « gang des trois », trois moutons capables d'ouvrir n'importe quelle porte dans sa ferme ! Ils utilisent leur langue comme une clé en l'introduisant dans la serrure, et si le verrou est dur, l'un d'eux s'appuie sur la porte pour lui faciliter la tâche tandis que le troisième donne un coup de sabot pour l'ouvrir… Ingéniosité et coopération, voilà encore deux qualités ovines que certains jugeront inattendues.

Communiquer avec les humains
La coopération pour les moutons est sans doute une conséquence de leur aptitude à communiquer, y compris avec les humains. Ceux qui ont un mouton pour compagnon le savent déjà, ils reconnaissent très bien leur nom – dès lors qu'on veut bien leur en donner un ! Et, bien sûr, ils viennent quand on les appelle… L'histoire d'Audrey et de Sybil, deux brebis ayant été élevées au biberon dans la ferme de Rosamund Young, est, à ce propos, particulièrement touchante : cette fois-là, c'est un humain qui a répondu à l'appel d'un mouton… Un après-midi Audrey, tout en bêlant sans discontinuer, est venue taper avec vigueur sur la porte de la cuisine où se trouvait Rosamund. Lorsque cette dernière a ouvert la porte, elle s'est mise à bêler de plus belle, courant sur la pelouse, s'arrêtant, la regardant et courant un peu plus loin, à la manière des chiens qui veulent qu'on les suive… Elle conduisit ainsi Rosamund jusqu'à la piscine où sa sœur, Sybil, nageait en rond, incapable de sortir de l'eau…

Ouvrir les yeux, et son cœur…
De Rammo, éploré d'avoir perdu son amie, à Audrey mettant tout en œuvre pour sauver sa sœur, c'est par les anecdotes que la nature véritable du peuple ovin apparaît… Le mouton devrait être symbole d'altruisme et de compassion, bien loin de ce qu'il représente aujourd'hui ! Fin stratège, à la gourmandise certes démesurée, il a sa place à nos côtés, non seulement en tant que compagnon mais aussi en tant que modèle…

Voir, écouter, partagez !
Pour voir il faut accepter de regarder, et pour entendre il faut être à l'écoute… C'est ce à quoi nous invitent ces histoires de moutons. Des histoires vraies, qui dressent un portrait bien éloigné de la croyance populaire. Les moutons sont des êtres intelligents et attachants. Ils peuvent même être des compagnons fidèles, si seulement on leur en donne l'occasion… Pour nous aider à faire en sorte que leur identité véritable soit enfin de notoriété publique, et que la façon dont ils sont traités évolue, vous pouvez commander et diffuser autour de vous le guide « Le peuple ovin et bovin » qui relate également de nombreuses belles histoires de vaches…

 

Posté par Rattie Ann à 10:39 - Commentaires [0]

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